Résumé

Charles Deslys,  Les bottes vernies de Cendrillon… (1865)

“ Une lame de dague, un bec de cygne, une tête de couleuvre verte !... L'ensemble avait je ne sais quoi de gracieux, de minaudier, de fripon. A coup sûr, ces bottes étaient un caprice, une fantaisie, une impossibilité; car l'orteil d'un, homme s'y serait trouvé mal à l'aise; car jamais pied mignon de jeune fille, jamais pied rose d'enfant n'aurait pu les chausser!
Mais comment ces bottes étaient-elles là, balancées par tous les vents de la rue, à l'auvent criard d'une échoppe? Voilà ce que me demandait ma curieuse impatience. Le savetier était indigne de posséder ce trésor.
”
Source : Gallica

Charles Deslys,  Les bottes vernies de Cendrillon… (1865)

“ Ses lèvres roses et fraîches ont touché cette main noire et poilue, cette main qui sent le cuir et que la poix rend gluante ; cette mainlà, Pervenche l'a embrassée !...
En achevant ces paroles, le bon vieillard éclata en sanglots.
Quant à moi, je n'avais plus besoin de la fée de Sterne pour me faire pleurer. Mes larmes coulaient en abondance.
Je saisis à mon tour la main qu'il me montrait avec orgueil, et je m'écriai d'une voix partie du fond de mon coeur :
« Oh!... tenez...; vous êtes un brave homme! »
”
Source : Gallica

Charles Deslys,  Les bottes vernies de Cendrillon… (1865)

“ « Eh bien, fit Liane après un silence, eh
LIANE. 311
bien, monsieur Barbejean, êtes-vous plus raisonnable?
— Je le crois, répondit-il, mais je vous en dois avant tout l'aveu, je n'oublierai jamais votre soeur.... non— jamais!
— Un amour brisé ne s'efface jamais complètement du coeur, je le comprends, je le sais, mais il s'y cache si bien que Dieu seul en a le secret.
— Impossible ! s'écria Barbejean, c'est impossible! »
”
Source : Gallica

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