Charles Deslys

Résumé

Charles Deslys La loi de Dieu (1875)

Il y a un mois – oh ! mon Dieu, oui... rien qu'un mois !... – nos deux noms étaient affichés à la porte de la synagogue, notre maison nous attendait, toute souriante ; et sous le regard heureux d'Isaac, j'achevais la broderie de mon voile de mariée !...
Comment dans ce ciel si pur éclata-t-il un orage ? Comment nous fûmes réveillés de ce beau rêve ? Vous le savez. M. Boërmann a dit : « Je ne veux plus. » Tout est là ! S'il meurt sans m'avoir
rappelée vers lui, Isaac et moi nous ne chercherons même pas à nous revoir.
Source : Gallica

Charles Deslys La loi de Dieu (1875)

Chère femme ! continua-t-il. Va-t-elle être contente ! Quel beau jour pour elle ! Je lui devais bien ça, voyez-vous, monsieur. Si vous saviez comme elle est bonne, et combien je l'aime ! Pour lui épargner un chagrin, pour la voir sourire, je donnerais de grand coeur toute ma fortune. Son bonheur, voilà l'étude de tous mes instants, voilà le but de toute ma vie. Mais j'en suis bien récompensé, allez ! Elle et mes enfants... Oh ! mon Dieu, que c'est donc bon de rendre heureux ceux qu'on aime !
Et il eut uné larme dans les yeux.
Source : Gallica

Charles Deslys La loi de Dieu (1875)

Marcel enfin releva les yeux : son visage était inondé de larmes.
– Pristi ! pristi !... pensa Pamphile, ce sera plus difficile que je ne l'espérais.
Il prit une chaise basse et s'assit en face de Marcel. Il voulut, non plus sermonner sa passion, mais consoler son chagrin tout en réconfortant son courage. Il trouva de ces mots que l'amitié seule inspire ; il eut des inflexions de voix telles qu'il en vient à une mère endormant la douleur d'un enfant qui souffre.
– Tu me fais mal ! interrompit enfin Marcel. Tais-toi... couche-toi... laisse-moi... mon âme a besoin d'être seule.
Source : Gallica

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