Auguste de Lacroix

Résumé

Auguste de Lacroix Les soirées de Saint-Germain (1883)

Oh ! les méchants enfants ! s'écria Monus indigné. Qui de vous deux a fait cela ?
– C'est Carl ! c'est Frank ! s'écrièrent à la fois les deux enfants.
A cette double accusation, Zérick ne put réprimer un sourire.
– Eh bien, donc, dit Monus, vous serez châtiés tous les deux comme vous le méritez.
– Père ! ce n'est pas moi, je vous Je jure, reprit Carl d'une voix insinuante et les larmes aux yeux.
– Oh ! le vilain menteur, murmura Franck en serrant les poings avec fureur. Tu seras payé de ton mensonge.
– Je vois ce que c'est, observa Zérick d'un air crédule.
Source : Gallica

Auguste de Lacroix Les soirées de Saint-Germain (1883)

Jacques, dit Marcel, en avançant mystérieusement la tête, il n'est pas bon que l'on vous voie ainsi. Restez ici jusqu'à la nuit et fermez la porte avec soin. Je vais ramener les chariots à la ferme.
Quand Jacques se fut assuré que l'infortuné Jalureau n'existait plus, une terreur inexprimable s'empara de son esprit. Seul, en face du cadavre de son beau-père, il ressentit toutes les angoisses réservées aux vrais coupables, Son imagination troublée lui représenta les images les plus affreuses. Il se vit arrêté, accusé et convaincu, sur les
apparences, du meurtre du vieux fermier.
Source : Gallica

Auguste de Lacroix Les soirées de Saint-Germain (1883)

J'aspirais, a pleins poumons, l'air rafraîchissant de la nuit. Je contemplais le ciel parsemé d'étoiles. J'étais dans un vallon étroit que la lune inondait, en ce
moment, de ses rayons. En face de moi se dressait une cabane appuyée à la montagne, et qui se détachait noire et silencieuse sous les rayons de l'astre de la nuit. Je frappai à la porte à coups redoublés et n'obtins d'abord, pour toute réponse, que les aboiements furieux d'un chien qui semblait, de son côté, vouloir renverser la cabane pour s'élancer sur moi.
Source : Gallica

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