George Sand,
Lélia
(1839 (2e version))
“ Et toi, ma pauvre enfant, ajouta-t-il en arrachant Claudia des bras de sa gouvernante et en l’attirant au grand jour, toute vermeille et toute désolée qu’elle était, écoute bien, et si, un jour, emportée au gré du destin et des passions, tu viens à jeter avec effroi un regard en arrière sur tes belles années perdues, sur ta pureté ternie, souviens-toi de Sténio, et arrête-toi au bord de l’abîme. Regarde-moi, Claudia, regarde en face, sans crainte et sans trouble, cet homme dont tu te crois éprise et que tu n’as sans doute jamais regardé. À ton âge, le cœur s’agite et s’impatiente. ”
