Marc Fournier

Résumé

Marc Fournier Le monde et la comédie (1881)

Giaour ! proféra le bey, qu'as-tu fait de mon fils ?.
– Et toi, mécréant, qu'as-tu fait de ma fille ? répliqua Turcamore d'une voix tout à coup grave et sévère.
– Ta fille ! dit Achmed avec un sentiment de rage, ta fille !. j'ai étranglé sa mère.
– Misérable !
– Chaous ! emparez-vous de cet homme.
– Un instant, Sidi. Le sage récite sept fois ses prières avant de faire des bêtises. Et vous, ulémas, et vous Ben-Gana, que je reconnais bien, quoique l'âge vous ait un peu déjeté, mon brave homme, vous tous, écoutez-moi. Je suis cet esclave fameux.
Source : Gallica

Marc Fournier Le monde et la comédie (1881)

Si j'aimais Annuba, répéta-t-il avec une sourde oppression, non. non. Je n'osais pas ! Le reptile ose-t-il aimer la fleur ? le hibou ose-t-il aimer le soleil ?
– O sainte Vierge ! dit Coquerette à voix basse. Écoute-moi, Haoualeïl. Si tu veux, je te rendrai cette femme. Elle sera morte pour tous et vivante pour toi seul. Tu seras son maître absolu : tu lui commanderas de paraître, elle paraîtra. Elle te suivra partout, la nuit, le jour, et le matin tu auras son premier regard, son premier sourire. Maintenant, réponds. Veux-tu que Jacques soit sauvé ?
Source : Gallica

Marc Fournier Le monde et la comédie (1881)

Ah ! voyez-vous, Madame, il y a des coeurs qui renaissent de leurs débris comme le phénix de ses cendres. Celui de Rutland, brisé par la douleur, n'en devint que plus vaillant et plus beau. Je n'aimais pas le comte, il me le fit aimer ; oui, ma tante, il me le fit aimer. Ah ! je dois tout à Rutland, tout jusqu'à mes vertus !
– Ah bah ! dit madame Aurélie, qui avait fini de mâchonner son cachou, ne vous inquiétez pas de ce que vous lui devez. C'est un homme à faire créd'it toute sa vie.
Cette réponse acheva d'irriter Clarisse, qui perdit l'espoir de plaider contradictoirement contre Rutland.
Source : Gallica

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