Adolphe Granier de Cassagnac

Adolphe Granier de Cassagnac

Résumé

Portrait de Adolphe Granier de Cassagnac Adolphe Granier de Cassagnac Le Secret du chevalier de Médrane… (1877)

Sentez-vous pour elle dans votre coeur toute la tendresse, et, sur toute chose, y sentez-vous bien entier le dévouement d'autrefois ?
– Vous m'effrayez, monsieur, m'écriai-je ; qu'y a-t-il donc ? court-elle un danger ? parlez, je vous en supplie.
– Oliva, me dit-il, en me regardant fixement, madame du Guénic est perdue, car elle ne survivra pas à la perte de son honneur.
– Perdue, ma marraine ? son honneur compromis ? c'est une calomnie, monsieur, une calomnie infâme. Louise est pure comme les anges ; mais de quoi s'agit-il, mon Dieu ! que se passe-t-il ? qui donc l'accuse ?
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Granier de Cassagnac Adolphe Granier de Cassagnac Le Secret du chevalier de Médrane… (1877)

Tant que, de son côté, il n'a aimé personne, j'ai dévoré mon chagrin et mes larmes. Il ne m'aimait pas ; il me témoignait une amitié, une bonté fraternelles, qui me déchiraient l'âme ; mais enfin, si son coeur n'était pas à moi, il n'était pas à une autre. J'attendais, abusée par cette espèce de consolation.
Depuis environ cinq mois, tout a changé, J'ai surpris, entre madame la comtesse Laura et lui, de mystérieuses intelligences. La merveilleuse beauté et le charme entraînant de cette Italienne ont fondu cette glace, que la chaleur d'aucune émotion n'avait encore entamée.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Granier de Cassagnac Adolphe Granier de Cassagnac Le Secret du chevalier de Médrane… (1877)

L'élan de son affection fut trop spontané et. trop sincère, pour qu'en remuant ces cendres encore si nouvelles, la pointe de l'épée n'y réveille pas des étincelles endormies. Et si la fortune contraire l'empêchait de m'ouvrir ses bras, rien ne saurait m'exiler de sa pensée. Non, rien, ni les devoirs du monde, ni le temps ne sauraient fermer le coeur d'une femme au souvenir d'un homme jadis aimé, et mort pour avoir trop voulu l'aimer encore ; non, rien n'empêchera mon image de peupler ses rêves, et de venir, la poitrine trouée, lui apporter les regrets et les sourires de la tombe.
Source : Gallica

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