Ernest Daudet,
Les persécutées : Séverine Realti…
(1877)
“ Charlotte aimait son fils. A dater de ce jour, la baronne Miroël vécut sous l'empire d'une préoccupation dont elle n'avait jamais connu les effets, et qui lui apporta tour à tour des heures de joie et des heures de désespoir. Son coeur malade s'était ouvert à l'amour, et, longtemps sevrée des émotions qu'il entraîne à sa suite, elle les goûtait maintenant dans toute leur plénitude. On objectera peut-être que ce sentiment avait été bien soudain. Oui ; brusquement, il s'était abattu sur cette âme délaissée ; il avait suffi qu'elle vît une fois Xavier de Brancourt pour l'aimer. ”
