Résumé

Portrait de Xavier de Montépin Xavier de Montépin Un amour maudit, par Xavier de Montépin… (1861)

Les regards de M. de Commarin lançaient un feu si sombre que le comte recula instinctivement.
Georges lui saisit le bras gauche,
— Oh ! vous ne sortirez pas ! — s'écria-il, — vous êtes à moi!. ..je vais vous tuer!...
— Eh bien , soit, — répondit Henri. — Vous voulez un duel, j'accepte...
— Un duel ! — répéta Georges avec un rire infernal; — un duel ! ! —allons donc ! ! est-ce qu'on se bat avec un forçat ?... C'est vous qui l'avez dit, monsieur le comte, vous en souvenez-vous? --Vous avez eu raison... -— le forçat ne se bat pas, il tue, — et je suis un forçat!...
Source : Gallica

Portrait de Xavier de Montépin Xavier de Montépin Un amour maudit, par Xavier de Montépin… (1861)

Avec une rapidité presque fantastique, Georges franchit l'espace qui le séparait du petit, meuble de bois de rose dans lequel, quelques heures auparavant, il avait pu madame de Talmay serrer les vingt mille francs. La lame de son couteau de chasse joua le rôle de ce levier puissant avec lequel Archimède se faisait fort de soulever le monde. — La serrure ne put résister à cette pression impétueuse, — le tiroir s'ouvrit, et, à l'instant précis où la porte arrachée de ses gonds s'écroulait, Georges saisissait le portefeuille et éparpillait les billets de banque sur le tapis du boudoir.
Source : Gallica

Portrait de Xavier de Montépin Xavier de Montépin Un amour maudit, par Xavier de Montépin… (1861)

A la minute suprême de certaines situations pleines d'angoisse, l'incertitude constitue une intolérable torture. — Marie rouvrit les yeux pour échapper à ce tourment, et au lieu du bandit déguenillé et de mine farouche qu'elle s'attendait avoir, ses regards rencontrèrent la figure si pâle et si belle de Georges de Commarin, debout en costume de chasse, comme un personnage de Van Dyck, dans le cadre noir de la porte, et attendant que madame de Talmay lui adressât la parole.
Source : Gallica

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