Xavier de Montépin,
Le chalet des Lilas : histoire d'amour…
(1879)
“ Marguerite, à la veille de faire la démarche la plus grave et la plus irréparable qui, du haut d'une vie régulière en apparence, puisse précipiter une femme dans les régions douteuses où commence le demi-monde,—Marguerite, disons-nous, songeait à son passé, — à ses années d'enfance joyeuse et de jeunesse innocente, — à la mort de sa mère, — à son mariage, — à ses souffrances, — à son amour, — à sa faute. — et, malgré le prisme radieux que pour elle la passion jetait sur l'avenir, elle avait grand'peine à contenir les larmes qui voulaient jaillir de son cœur et montaient à ses yeux gonflés. ”

