Pierre Zaccone,
Le vieux Paris
(1855)
“ Je n'ai jamais aimé, moi, Marcelle; j'ai vécu triste et solitaire, sans songer que l'amour avait des mystères qui m'étaient étrangers, sans croire que ce sentiment pût m'offrir des joies dignes de mon cœur, et j'ai passé calme au milieu des plaisirs de ce monde, à un âge où le plaisir est toute la vie. Rustique fit encore une pause ; il avait pris une des mains de Marcelle dans les siennes, sans que la fille du prévôt songeât cette fois à la retirer, et son regard allait alternativement de son front à ses yeux, s'inquiétant d'y voir s'y refléter la moindre ombre ou la moindre tristesse. ”

