Mélanie Waldor,
André le Vendéen. Tome 2
(1843)
“ Et, le coeur plein d'effroi, Marion s'est rendue près de lui! Ah ! c'est alors que l'agonie morale de cette femme commence si forte et si affreuse, que quiconque eût pu lire dans son âme eût souhaité d'être à la place des deux vieillards, plutôt qu'à la sienne !... Les paupières de Romuald viennent de se soulever ; son oeil, fixe et terne, semble, de quelque côté qu'elle se place, s'attacher sur elle ; et mu tout à coup par cette force inexplicable qui précède presque toujours le moment où l'âme se dégage du corps, il se dresse sur son séant et fait signe qu'il veut parler... ”
