Benito Pérez Galdós

Benito Pérez Galdós

Résumé

Portrait de Benito Pérez Galdós Benito Pérez Galdós Miséricorde (1900)

Allons-nous-en, Almudena, jusqu’à l’hôpital et chasse toute tristesse.
—Moi pas triste, dit Almudena. Je suis toujours heureux quand je suis avec toi.... Tu sais tout comme Dieu lui-même. Et moi je t’aime comme un bon ange.... Et si tu ne veux point te marier avec moi, eh bien, tu seras ma mère et moi ton petit enfant.
—Bien, homme, tu m’as l’air très bien.
—Tu es comme le palmier du grand désert, très belle; tu es comme l’arbre qui donne de l’ombre..., un rêve.... Moi je t’ai nommé Amri: Mon âme!
Source : Gutenberg

Portrait de Benito Pérez Galdós Benito Pérez Galdós Miséricorde (1900)

Toutes les infortunes venaient battre le cœur de Benina comme les vagues errantes qui viennent se briser sur un dur rocher. Elles se brisent avec fracas, se taisent, se changent en blanche écume, et puis, plus rien. Chassée et repoussée par la famille qu’elle avait soutenue seule dans les jours de triste misère et de douleurs sans nombre, elle ne tarda point à se remettre du coup que lui avait porté une si noire ingratitude. Sa conscience lui donna d’ineffables consolations; elle regarda la vie de la hauteur où l’avait transportée son mépris de l’humaine vanité
Source : Gutenberg

Portrait de Benito Pérez Galdós Benito Pérez Galdós Miséricorde (1900)

Aïe! quelle souffrance me donnent ces jambes; au lieu de me porter, c’est moi qui dois les tirer (se levant avec un grand effort) . Je ferais mieux d’aller avec des béquilles. Mais vois ce que Dieu fait avec moi. Cela paraît une plaisanterie! Il m’a rendue infirme de la vue, des jambes, de la tête, des reins, de tout, moins de l’estomac. Il me prive des moyens de me nourrir et je digère comme un vautour.
—Il a fait de même avec moi. Mais je ne lui en veux pas, maîtresse! Béni soit le Seigneur qui nous donne le plus grand bien de nos corps: la très sainte faim.
Source : Gutenberg

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