Anaïs Démoulin

Résumé

Anaïs Démoulin Les gens de bien (2e édition) (1890)

Ce qui restera le mérite de Rosa Govona, ou mieux, sa gloire, c'est de s'être fait aimer de pauvres créatures abandonnées, sans instruction, sans éducation ; c'est de leur avoir donné le goût du travail ; c'est de leur avoir inspiré l'esprit de solidarité, l'amour du prochain; c'est d'avoir fait connaître le bonheur à de pauvres déshéritées qui n'avaient point de place du banquet de la vie.
En sauvant de la misère et du vice tant de pauvres enfants, Rosa Govona n'a pas seulement accompli un grand acte de charité, elle a encore fait une bonne spéculation pour le compte de la société
Source : Gallica

Anaïs Démoulin Les gens de bien (2e édition) (1890)

Il fréquentait les philosophes, vivait dans l'intimité de Bailly, de Condorcet, de Turgot ; se montrait partout affable, bienveillant, animant la conversation par la finesse de son esprit et son bon sens plein d'enjouement.
« Plus on connaissait Franklin, dit Laboulaye, plus on se plaisait dans son commerce. Auprès de lui on apprenait à chérir le travail et l'économie, à se respecter soi-même, à aimer les hommes, à les aider, à défendre la liberté, à servir la Patrie. Personne n'a été plus sensé avec plus d'esprit, ni plus habile avec plus de patriotisme et d'honnêteté. »
Source : Gallica

Anaïs Démoulin Les gens de bien (2e édition) (1890)

La véritable charité, quel que soit le nom qu'elle porte, est celle qui met de plain-pied le bienfaiteur et l'obligé. Elle ne se croit pas quitte envers les déshérités de ce monde quand elle leur a payé sa dette en espèces sonnantes ; elle prétend à mieux. Elle demande à guérir tous les maux, elle s'efforce à fermer ou à panser les plaies du corps et de l'âme ; elle aspire à consoler toutes les afflictions. C'est cette charité qui se consacre au soulagement des infirmités et met en contact immédiat le consolateur et l'affligé.
Source : Gallica

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