Résumé

Charles Malo L'Oeuvre de saint Vincent de Paul… (1847)

S'élevant au-dessus de leur sexe, ces chastes héroïnes oublient l'homme pour ne l'apercevoir qu'à travers le prisme de la charité. Dans leur dévouement sublime, elles secourent également le chrétien, le Juif, l'idolâtre; les plaies les plus rebutantes, les maladies contagieuses, rien ne peut effrayer leur courage. Elles ont des soins pour toutes les douleurs, des consolations pour toutes les infortunes ; le pauvre et l'infirme tant de fois soulagés par leurs mains les nomment des anges de paix ; c'est parmi ces femmes vénérables que je veux un asile.
Source : Gallica

Charles Malo L'Oeuvre de saint Vincent de Paul… (1847)

L'histoire dira qu'oubliant leur patrie, leurs amis, leur famille, s'oubliant elles-mêmes pour arrêter partout les progrès d'une mort rapide, dévorante, elles donnèrent à l'univers entier le modèle d'un héroïsme de charité dont on chercherait vainement des exemples dans l'histoire des peuples. Belzunce! Belzunce! que ta grande ombre a dû se réjouir à l'aspect de si glorieux travaux ! La France a payé d'une pension un dévouement si admirable, une charité si sublime ; mais la véritable récompense des sœurs Morelle et Merlin n'était pas au pouvoir des hommes, elle n'est pour elles qu'au ciel.
Source : Gallica

Charles Malo L'Oeuvre de saint Vincent de Paul… (1847)

Ne sont pas vraiment pauvres ceux qui ont soin que rien ne leur manque, qui veulent être bien nourris , bien vêtus, bien logés ; celui qui est vraiment pauvre méprise même les choses nécessaires.
Ce n'est rien, dit Vincent de Paul, que d'être pauvre si l'on n'aime la pauvreté, et si l'on ne supporte avec joie, pour l'amour de Notre-Seigneur, tout ce qu'elle peut avoir de fâcheux; si l'on n'aime les résultats ordinaires de la pauvreté, qui sont la faim, la soif, le froid, la fatigue et le dénûment de toutes choses.
Et cependant Jésus-Christ s'est rendu pauvre pour l'amour de nous
Source : Gallica

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