Résumé

Abbé F*** L'illustre bienfaiteur chrétien… (1866)

Il les regardait avec des yeux qui annonçaient la sincérité de ses sentiments ; il leur ouvrait sa bourse, son cœur et toutes ses entrailles. Il disait à ceux qui se scandalisaient de ce procédé, et qui lui représentaient qu'il enhardissait à pécher par l'impunité : « Ne voyez-vous pas que ce sont mes brebis ? Notre-Seigneur leur a donné tout son sang, comment leur refuserais-je mes larmes ? Ces loups se changeront en agneaux ; un jour viendra qu'ils seront plus saints que tous tant que nous sommes. Si Saul eut été rejeté, jamais on n'aurait eu saint Paul. »
Source : Gallica

Abbé F*** L'illustre bienfaiteur chrétien… (1866)

Les lettres que le saint homme reçut de toutes les provinces où il avait envoyé de ses prêtres pour y conduire ces mêmes exercices attestent les grands biens qu'ils y produisirent. On lui mandait d'Angouléme que les villes et les campagnes bénissaient Dieu d'un si grand bien ; que les peuples, touchés de la modestie des nouveaux ecclésiastiques, en versaient des larmes de joie et de tendresse ; que, charmés de J'ordre, de la décence et de la piété avec laquelle ils célébraient le
service divin, ils croyaient voir non des hommes, mais des anges.
Source : Gallica

Abbé F*** L'illustre bienfaiteur chrétien… (1866)

L'homme apostolique fit par son travail, sa patience invincible dans les persécutions et son amour pour les croix, des fruits prodigieux. Si Dieu ne lui fit pas remporter la couronne du martyre, il l'honora au moins de celle qui est due à la plus éminente charité. Il n'y avait pas encore quatre ans qu'il était en Barbarie, quand, par le commerce assidu qu'il eut avec les esclaves frappés de la peste, il en fut frappé lui-même, et termina une sainte vie par une mort précieuse aux yeux du Seigneur.
Source : Gallica

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