Résumé

Histoire de S. Vincent de Paule… (1829)

Pour commencer par le clergé inférieur, quiconque en portait les marques était assuré de trouver chez lui de la consolation dans ses peines et une main toujours prête à essuyer ses larmes.
Un prêtre étranger et infirme lui demanda un secours; Vincent le reçut avec bonté, le logea, le nourrit, le fit traiter et le garda jusqu'à ce qu'il eût recouvré ses forces. Un autre, qui faisait sa retraite à Saint-Lazare, y tomba malade; le saint en eut et en fit prendre tous les soins imaginables. Le mal dura long-temps, mais la charité dura plus long-temps que le mal.
Source : Gallica

Histoire de S. Vincent de Paule… (1829)

Vincent donna au soulagement des forçats tout le reste du temps qu'il passa en cette ville.
Ils en avaient un besoin dont on ne peut tracer l'image qu'en recourant à celle de l'enfer. Le saint allait de rang en rang, comme un bon père qui sent par contre-coup tout ce que souffrent des enfans tendrement aimés. Il écoutait leurs plaintes avec patience; il baisait leurs chaînes, et les arrosait de ses larmes; il joignait, autant qu'il lui était possible, l'aumône et les adoucissemens aux exhortations. Il parla aussi aux officiers et aux gardiens, et il leur inspira des sentimens plus humains.
Source : Gallica

Histoire de S. Vincent de Paule… (1829)

Il fallut bientôt commencer à Atis, à Juvisy, et surtout à Palaisseau, où les troupes avaient demeuré pendant vingt jours, ce qu'on n'avait pas encore fini à Lagni et à Etampes. Vincent eut besoin de tout son courage pour soutenir tant d'assauts, que de nouvelles misères lui livraient tous les jours. L'ardeur de sa charité le soutint lui-même. Il fit parler les soupirs, les voix mourantes d'un peuple malheureux que la faim dévorait. Dieu, qui l'avait fait naître pour être le prodige de son siècle, lui fit trouver grâce devant bien des gens, qui peut-être en auraient rebuté un autre.
Source : Gallica

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