Louis Abelly,
Saint Vincent de Paul
(1888)
“ Je fus un jour chargé, dit-il, de prier M. le cardinal de Richelieu d'assister la pauvre Hibernie I : c'était du temps que l'Angleterre avait la guerre avec son roi ; ce qu'ayant fait : Ah ! M. Vincent, me dit-il, le roi a trop d'affaires pour le pouvoir faire. Je lui dis que le pape le seconderait, et qu'il offrait cent mille écus. Cent mille écus, répliquat-il, ne sont rien pour une armée : il faut tant de soldats, tant d'équipages, tant d'armes et tant de convois partout. C'est une grande machine qu'une armée qui ne se remue que malaisément. ”
