Louis-Jacques Brière, Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1855)
“ L'homme est merveilleusement empressé dans ses œuvres. Être fragile, il craint que le temps ne lui échappe; jamais, à son gré, ses entreprises ne vont assez vite à leur dénouement. Il n'en est pas ainsi de Dieu. Eternel et sûr de lui-même, il sait que les jours, les années et les siècles sont dans sa dépendance. C'est pourquoi il ne se hâte qu'avec une sage lenteur, et dans l'ordre de la nature, comme dans celui de la grâce, il aime à n'arriver à ses fins adorables qu'à travers mille détours et par des sinuosités sans nombre. Quelle tâche il avait réservée à Vincent de Paul ! ”
