Louis-Jacques Brière

Résumé

Louis-Jacques Brière Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1855)

L'homme est merveilleusement empressé dans ses œuvres. Être fragile, il craint que le temps ne lui échappe; jamais, à son gré, ses entreprises ne vont assez vite à leur dénouement. Il n'en est pas ainsi de Dieu. Eternel et sûr de lui-même, il sait que les jours, les années et les siècles sont dans sa dépendance. C'est pourquoi il ne se hâte qu'avec une sage lenteur, et dans l'ordre de la nature, comme dans celui de la grâce, il aime à n'arriver à ses fins adorables qu'à travers mille détours et par des sinuosités sans nombre. Quelle tâche il avait réservée à Vincent de Paul !
Source : Gallica

Louis-Jacques Brière Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1855)

La joie de leur cœur est extrême, au retour de ces excursions charitables ; elles ne peuvent assez bénir le saint prêtre qui leur a appris à échanger, contre les fades et ennuyeuses jouissances de la mollesse et de la volupté, le bonheur de se sentir utiles dans ce monde, et de mouiller leur front de quelques sueurs, pour Jésus-Christ et pour l'humanité.
C'est avec le concours de ces illustres dames, dont les âmes sont à la hauteur de la sienne, que Vincent de Paul commence et consomme avec gloire une entreprise où l'opulence et le pouvoir des rois ont, plus d'une fois, échoué.
Source : Gallica

Louis-Jacques Brière Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1855)

Ne faites pas même trop de fond sur la sensibilité naturelle ; elle n'est pas non plus de fatigue contre des misères sans cesse renaissantes et propres, en tant de manières, à l'effaroucher. La religion, la religion toute seule sait inspirer la constance qui ne se dément point, au milieu d'occupations dont les sens ont horreur, et dont le cœur lui-même est vivement blessé. Vincent de Paul l'a observé souvent, et souvent il a médité les moyens de confier la douleur et la maladie à la surveillance et à la direction de la piété chrétienne.
Source : Gallica

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