Augustin Challamel

Résumé

Augustin Challamel Saint Vincent de Paul (1841)

La mort de Vincent de Paul eut un énorme retentissement partout, et dans toutes les classes du peuple. La reine-mère, et M. Piccolomini s'écrièrent : « Mon Dieu ! que l'Église et les pauvres font une grande perte ! » Le prince de Conti fit du défunt ce magnifique éloge : « Je
n'ai jamais connu personne en qui il ait paru une si grande humilité, un si grand détachement, une si grande générosité de cœur qu'en M. Vincent. L'Église a perdu en lui un homme jempli de toutes les vertus, et surtout d'une charité qui s'étendait en tous lieux. »
Source : Gallica

Augustin Challamel Saint Vincent de Paul (1841)

Toute institution qui passait sous la direction de cet excellent prêtre, devenait à l'instant charitable en quelques points ; sa bienfaisance, comme un parfum délicieux, se répandait sur tout ce qu'elle approchait : d'un monastère il trouvait moyen de faire presque un hôpital, et des missions, il s'en servait pour donner à ses aumônes une extension plus grande.
Il ne resta pas oisif à Paris ; la retraite, pour
lui, ne consistait pas à se retirer du monde par dégoût ou par égoïsme mais bien à pouvoir employer tous ses moments au soulagement de l'humanité souffrante.
Source : Gallica

Augustin Challamel Saint Vincent de Paul (1841)

Qui sait, en effet, si ce mot ne le détermina pas à agir selon les ordres du cardinal de Bérulle ? si Vincent de Paul ne se consola pas à part soi d'abandonner sa cure de Clichy et son troupeau, en pensant qu'il allait sans doute rencontrer dans sa nouvelle position mille circonstances propres à exercer sa charité ardente? s'il n'avait pas un pressentiment de ce qu'il devait faire chez le sire Emmanuel de Gondi? 1 La charité est comme l'ambition ; plus elle a fait, plus elle veut faire, et la mesure, pour elle, n'existe que dans l'impossible.
Source : Gallica

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