Léon Cosnier, La charité à Angers. Tome 1 (1889-1890)
“ Nous accomplirons ainsi vis-à-vis de ces modestes et dévoués éducateurs de l'enfance une oeuvre de reconnaissance. « Il y a en chacun de nous, a dit Sainte-Beuve, pour peu que notre fonds originel soit bon, un être primitif, idéal, que la nature a dessiné de sa main la plus légère et la plus maternelle, mais que l'homme trop souvent recouvre, étouffe ou corrompt 1. » L'enfance, au sortir de la Révolution, menaçait, ainsi que le remarquait Portalis, de devenir un peuple féroce : si ses moeurs se sont adoucies, nous le devons aux principes élevés que les éducateurs ont fait pénétrer en elle. ”
