Résumé

Ernest Roux Charles Fissiaux, 1806-1867 : un prêtre marseillais au service de l'enfance malheureuse (1949)

Et alors l'enfant de neuf ans, n'ayant point de foyer, s'est mis à courir le monde, en implorant la pitié des passants. Au déclin du jour, n'ayant pas mangé, il arrache à travers les barreaux d'une boulangerie le morceau de pain qu'on lui refuse. Et le pauvre enfant, le pauvre pécheur de neuf ans, coupable d'une faute tout au plus vénielle, le pauvre malade auquel il fallait un hospice, une maison de charité, une
âme généreuse, un ami, un père, est envoyé dans le gouffre immonde qu'on nomme une prison, puis à la maison de correction où il sera élevé aux frais de l'Etat.
Source : Gallica

Ernest Roux Charles Fissiaux, 1806-1867 : un prêtre marseillais au service de l'enfance malheureuse (1949)

L'oeuvre du P. Fissiaux ne peut nullement se comparer à celle d'un Lavigerie, d'un Libermann, d'un Mazenod ou d'un Champagnat, pour ne citer que les plus connus. La congrégation qu'il a fondée n'en est pas moins fort intéressante et mérite d'être connue, sinon par son importance, tout au moins par son originalité.
D'ailleurs, Dieu mesure le mérite d'une oeuvre non pas à son éclat, à son importance ou au bruit qu'elle fait dans le monde, mais à la pureté d'intention, à la bonne volonté et au dévouement de celui qui la réalise.
Source : Gallica

Ernest Roux Charles Fissiaux, 1806-1867 : un prêtre marseillais au service de l'enfance malheureuse (1949)

L'abbé Fissiaux veut qu'il y ait dans ses maisons des cellules de correction pour les mauvais sujets.
« La cellule, dit-il, restera, car elle est bonne pour quelques-uns ; elle renfermera les enfants tombés en récidive, pour lesquels on ne saurait être trop sévère, et les enfants dont la corruption morale est si grande et si précoce qu'il y a peu d'espoir de les sauver; elle restera comme un épouvantail, comme une juste punition; elle restera pour le jeune détenu comme l'exception ; comme la règle, jamais. »
Source : Gallica

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