Benoît Perdereau

Résumé

Benoît Perdereau Les martyrs de Picpus (1876)

Je suis triste selon la nature. J'ai perdu en lui un vieil ami qui était devenu pour moi ce medicamentum vitoe, dont parle l'Esprit-Saint; ce confident dont l'amitié est le plus doux remède aux maux de la vie. Mais je me console en levant les yeux au ciel. J'y retrouve son âme, son coeur, sa bonté, sa tendresse, toutes ses vertus ; j'y retrouve un ami, un frère, un confident qui est devenu un martyr. J'espère qu'il ne m'oubliera pas et que son affection sera d'autant plus large que le martyre a été le dernier acte de sa vie d'amour et de charité.
Source : Gallica

Benoît Perdereau Les martyrs de Picpus (1876)

Pauvre France si fière de ses progrès! Custos quid de nocte? Il a répondu : Oh! si notre sang était assez pur pour procurer la paix à la France, le triomphe à l'Église! J'espère en l'immense bonté de Notre-Seigneur et en la protection de Marie. Le purgatoire me fait peur; mais je puis compter sur les saints sacrifices de nos Pères et les bonnes prières de nos soeurs. Que ceux qui ont eu à souffrir de mes brusqueries veuillent me pardonner : ils savent que mon coeur n'y était pour rien. Quant à mes ennemis, je n'en ai pas. Mende, Cahors, Laval, Picpus, adieu ici-bas.
Source : Gallica

Benoît Perdereau Les martyrs de Picpus (1876)

Envers la Congrégation, loin de nous laisser aller à l'inquiétude et au
401 découragement, nous devons au contraire nous fortifier dans l'espérance que l'épreuve subie sera féconde, et que le sang des martyrs sera une semence de bons et fervents religieux, sanguis martyrum semen christianorum ; nous devons nous attacher plus fermement que jamais à la Congrégation, l'aimer d'un amour intime et efficace, nous pénétrer de plus en plus de l'esprit de sacrifice et d'abnégation ; en un mot, nous devons nous efforcer d'être les vrais enfants des sacrés Coeurs de Jésus et de Marie.
Source : Gallica

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