Benoît Perdereau, Les martyrs de Picpus (1876)
“ Je suis triste selon la nature. J'ai perdu en lui un vieil ami qui était devenu pour moi ce medicamentum vitoe, dont parle l'Esprit-Saint; ce confident dont l'amitié est le plus doux remède aux maux de la vie. Mais je me console en levant les yeux au ciel. J'y retrouve son âme, son coeur, sa bonté, sa tendresse, toutes ses vertus ; j'y retrouve un ami, un frère, un confident qui est devenu un martyr. J'espère qu'il ne m'oubliera pas et que son affection sera d'autant plus large que le martyre a été le dernier acte de sa vie d'amour et de charité. ”
