Résumé

Léon Aubineau Vie de la vénérable Mère Émilie de Rodat… (1879)

« Tâchons, écrivait-il, d'opposer un esprit d'enfance à l'orgueil et à la témérité naturelle ; un esprit de générosité à l'incrédulité, à la gourmandise, à la paresse, à la légèreté ; un esprit de prières, enfin, à tous nos défauts. J'aime bien que vous imitiez la simplicité des enfants ; ils ne font pas beaucoup de réflexions, ils ne se replient pas sur eux-mêmes. N'observons pas trop non plus ce qui se passe au dedans de nous. » Il faut néanmoins toujours avancer dans la vie chrétienne, et la Mère Emilie ne renonçait pas à se surveiller elle-même ni à se vaincre dans les petites choses.
Source : Gallica

Léon Aubineau Vie de la vénérable Mère Émilie de Rodat… (1879)

Jeune, riche, belle, pleine de talents et d'amabilité, la vie s'ouvrait joyeuse et facile devant elle, lui présentant toutes les délices de la terre, lorsqu'elle entendit dans son coeur l'appel de Dieu, qui la conviait à la pénitence, à la prière, au renoncement. Elle fut effrayée et résista d'abord de toutes ses forces : dans sa naïveté et son innocence, elle priait le bon Dieu avec larmes de la laisser à la maison paternelle et aux jouissances ordinaires de ce monde, promettant de rester solidement chrétienne et sage, et de servir toujours Jésus-Christ.
Source : Gallica

Léon Aubineau Vie de la vénérable Mère Émilie de Rodat… (1879)

Doucement, doucement, ne vous grondez pas trop, ma chère Mère, supportez-vous avec patience et ayez de la charité envers vous-même. Bénissons la lumière que Dieu nous envoie, rendons grâces à son infinie bonté de ce qu'il nous ouvre les yeux sur la multiplicité de nos imperfections et de nos défauts. S'il ne l'avait pas fait, nous aurions cru avoir bien des vertus que nous n'avons pas ; mais que l'étonnement avec lequel nous découvrons des abîmes dans notre âme, produise en nous la conviction d'une vraie humilité, sans diminuer du tout notre confiance.
Source : Gallica

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