Constitution religieuse

Définition et enjeux

Du Besoin qu'a la France d'une régénération religieuse et morale… (1872)

“ Non, notre constitution n'est pas religieuse.
Sous prétexte de liberté, elle laisse attaquer sans cesse tout ce qu'il y a de plus saint et de plus sacré au monde : Dieu, Jésus-Christ, l'Evangile, le Sacerdoce, le Culte, etc.
Sous prétexte d'égalité, elle est à peu près, pour ne pas dire tout à fait indifférente à toute religion, à tout culte ; elle n'en adopte aucun, pas môme celui de la majorité ; et certains de nos législateurs diraient sans doute volontiers de la constitution ce qu'un avocat célèbre a dit autrefois de la loi : « Elle est athée, et doit l'être (2) . »
”
Source : Gallica

François Falize,  Réflexions sur la manière de traiter la question religieuse dans la future constitution…

“ Car la Religion, surtout dans un pays tout catholique, se trouve mêlée presqu' à tout, et joue dans la vie un rôle principal.
Vous savez que , s'il y a des choses purement spirituelles , comme le dogme, les sacrements, il y en a aussi de mixtes dans l'Eglise , c'est-à-dire qui ont un côté spirituel et un autre qui tient à l'ordre temporel, comme le culte public, les fêtes, l'acquisition, la gestion et la conservation des biens à charges religieuses. Or dans ces rencontres, qui sont journalières , l'État ne voudra pas se priver de ses droits
”
Source : Gallica

François Falize,  Réflexions sur la manière de traiter la question religieuse dans la future constitution…

“ Enfin, délaissera-t-on sans secours les Prêtres invalides qui, courbés sous le poids de l'âge et des fatigues, ne peuvent plus exercer les fonctions de leur ministère ?
D'après ces observations, je formulerais ainsi l'article de la constitution nouvelle concernant la religion : La religion catholique est celle de la majorité des Français : cependant chacun professe son culte avec une égale liberté. Tous les cultes sont, en matières purement spirituelles, indépendants de l'État. Il entretient tous les cultes légalement reconnus , et alloue des traitements à leurs ministres.
”
Source : Gallica

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