Résumé

Tounissoux Question sociale et bourgeoisie… (1883)

Quoique l'instruction soit inférieure à l'éducation pour ce qui concerne la vie morale, elle n'en reste pas moins une prérogative de la plus haute importance et de la plus grande utilité. La bourgeoisie aurait donc tort de voir d'un mauvais oeil la diffusion de l'instruction, quand cette instruction est soutenue par une éducation solide, basée sur les principes religieux.
Dira-t-on que le paysan qui sait lire se refuse à travailler les champs et surtout à rester domestique? Dira-t-on que l'ouvrier qui sait lire devient presque toujours l'ennemi de celui qui possède ?
Source : Gallica

Tounissoux Question sociale et bourgeoisie… (1883)

Il est juste et naturel que la mission protectrice de l'Etat, ne se restreignant pas aux propriétaires et aux capitalistes, s'étende jusqu'aux prolétaires, qui, eux aussi, contribuent aux charges et à la prospérité publiques, par l'impôt du sang, par les impôts de consommation, et surtout par leur activité dans la production. Puisque le bien-être s'est élargi, il convient que le prolétaire, qui prend la plus grande part au progrès comme producteur, n'en soit pas totalement exclu comme consommateur.
Source : Gallica

Tounissoux Question sociale et bourgeoisie… (1883)

S'il est utile pour un peuple, au point de vue de la conservation sociale, d'adorer le Christ comme auteur d'une religion divine, comment serait-il favorable pour un autre peuple de maudire le même Christ comme un imposteur et un criminel ? On ne saurait donc partager l'avis de ceux qui disent : « Toutes les religions sont fausses; mais toutes sont utiles pour maintenir les ignorants dans le devoir, pour assurer la sécurité des Etats. » Non, la superstition ne peut avoir la même efficacité que la vérité, ni être signalée comme fondement d'une société durable
Source : Gallica

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