Résumé

Portrait de Constantin Pecqueur Constantin Pecqueur Réforme électorale ; appel au Peuple à propos du rejet de la Pétition des 240 mille… (1840)

Dieu sera avec vous!
Sire,
Un gouvernement ne peut vivre que de son principe; c'est Napoléon qui l'a dit. Or, de votre aveu, la souveraineté du peuple prime et domine votre royauté. Votre gouvernement ne peut donc vivre qu'en respectant la souveraineté du peuple. Mais le peuple, c'est nous ; et cependant nous ne sommes pas souverain ; car nous ne sommes pas même électeurs, nous ne pouvons pas même choisir ceux qui font les lois, et nous mourons de faim. Nous ne sommes rien dans l'État; nous payons les impôts, nous obéissons aux lois, quelque détestables et injustes qu'elles soient
Source : Gallica

Portrait de Constantin Pecqueur Constantin Pecqueur Réforme électorale ; appel au Peuple à propos du rejet de la Pétition des 240 mille… (1840)

Frères ! c'est la faculté de choisir vos députés dans tous les rangs sans considération de fortune, qu'il vous faut exiger et obtenir.
Frères! des radicaux francs et sincères ne doivent pas réclamer uniquement l'émancipation politique de ceux qui ont le droit de faire partie de la garde nationale. Il faut réclamer celle de tous les citoyens, du peuple entier parvenu à l'âge de majorité; car le peuple entier paie des impôts indirects, sinon directs. Le plus pauvre d'entre vous remplit des devoirs nombreux et d'autant plus difficiles qu'il n'a aucune compensation à ses sacrifices.
Source : Gallica

Portrait de Constantin Pecqueur Constantin Pecqueur Réforme électorale ; appel au Peuple à propos du rejet de la Pétition des 240 mille… (1840)

Nous avons des constitutions qui ne constituent rien ; elles s'occupent de tout, moins de l'essentiel ; elles s'attaquent à la forme et nullement au fond; elles prétendent bâtir sans fondations, soulever sans point d'appui.
Ainsi la charte de 1830 ne dit mot du droit au travail, de l'organisation de l'industrie, des lois qui doivent régler la distribution des richesses ; nulle part il n'y est question des ouvriers, des, niasses, de leurs intérêts, de leurs droits.
Quel amour voulez-vous alors que le peuple ait pour les chartes?
Source : Gallica

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