Résumé

Cahiers du prolétariat an 86 de la République française… (1878)

Vous n'en avez jamais assez, vous en voulez encore, et vous exploitez par tous les moyens la misère du peuple. — Par les machines, vous augmentez vos dividendes et nos chômages; — vous diminuez de plus en plus nos salaires.
Ces vérités, je les écris parce que ce sont des vérités; je ne les dis pas avec colère; la Raison me les dicte; je défends la Justice; je veux élever les faibles, instruire les ignorants : les puissants eux-mêmes profiteront de cette transformation !
Je veux l'égalité devant l'instruction, parce que c'est le seul moyen d'avoir l'égalité et la justice dans l'ordre social !
Source : Gallica

Cahiers du prolétariat an 86 de la République française… (1878)

Mensonge l'accessibilité de tous aux fonctions publiques pour la masse des salariés éloignés par la misère des écoles supérieures, des facultés, pour ne pas dire
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des écoles primaires, et condamnés, à l'atelier, à la manufacture, à la mine, dès l'âge de dix ans !
Mensonge la liberté du travail, d'après laquelle « aucun genre de culture, de commerce, ne saurait être interdit à l'industrie des citoyens », pour qui n'a ni terre, ni capital, ni crédit !
Mensonge l'électorat, pour qui ne sait lire ou est à la merci d'un maître qui lui demande son bulletin de vote !
Source : Gallica

Cahiers du prolétariat an 86 de la République française… (1878)

Nous croyons à l'esprit, c'est-à-dire au privilége de la parole, et nous nous laissons guider par lui ; c'est de la monarchie ; l'esprit est la faculté de mentir sur tout, à l'occasion de tout, et de tromper en toute occasion ; c'est le vomitoire de la raison humaine qui mène les vertus à l'échafaud.
L'iniquité, le mensonge fourmillent de bouches d'or et malheureusement les multitudes, qui n'entendent rien au mécanisme de l'esprit, se laissent universellement piper par les grands orateurs, qui ne sont, au fond, que de grands charlatans.
Source : Gallica

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