Résumé

Eugène O'Ddoul Rien, rien, rien ! ou l'Entier du tiers… (1851)

Pour la multitude, la République c'était la fin de l'esclavage et de l'ignorance; c'était l'avènement de la liberté, sans laquelle les hommes ne sont qu'un bétail ; de l'égalité, sans laquelle il n'y a pas de justice; de la fraternité, sans laquelle toute société n'est qu'une mort ambulante, où les nobles mouvements de la vie sont remplacés par l'informe agitation et le fourmillement hideux que la pourriture imprime au cadavre. Si jamais prière ardente, partie des profondeurs de l'humanité, a monté de sphère en sphère jusqu'aux pieds de l'éternel
Source : Gallica

Eugène O'Ddoul Rien, rien, rien ! ou l'Entier du tiers… (1851)

Le papier hypothécaire ne vaut jamais rien; le papier de banque n'est pas toujours bon. Je voudrais qu'il n'y eût pas de papier au monde : De l'or, de l'or, de l'argent, de l'argent, tout de suite, donnant, donnant, et pas de crédit. Le papier, de quelque nature qu'il soit, c'est le crédit : le crédit c'est l'essor de la production, la production c'est la richesse, la richesse c'est l'émancipation. Ni papier, ni crédit : du métal, rien que du métal, et les suifs seront calmes : voilà le commerce comme je l'entends. Le commerce c'est de la politique.
Source : Gallica

Eugène O'Ddoul Rien, rien, rien ! ou l'Entier du tiers… (1851)

Vous avez entendu la lettre, Messieurs, vous allez entendre l'esprit. Le socialisme dit au peuple :
Pourquoi la maladie, pourquoi la vieillesse, pourquoi la mort? Toutes ces souffrances vous pouviez ne pas les endurer ; elles pouvaient vous être épargnées; l'état social actuel en est la cause, cet état social fait par les riches, pour les riches, contre les pauvres. C'est le riche qui vous envoie la fièvre, la phthisie et le choléra, afin de se mieux porter. Sans lui vous ne vieilliriez pas ; c'est pure méchanceté de sa part si vous n'avez pas une éternelle jeunesse.
Source : Gallica

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