Résumé

Auguste Picard Système complet d'assistance publique… (1850)

Le mal social résulte de deux causes générales : l'imparfaite organisation sociale et le développement trop rapide de la population. — Malthus , qui a signalé avec plus de soin que personne cette dernière cause, a été trop frappé de son importance pour ne pas se l'exagérer ; aussi ne se préoccupe-t-il bientôt que d'y parer. Or, les moyens qui se présentent sont de deux natures , un préventif, deux répressifs ; ces deux derniers, la débauche et la misère, lui font horreur ; le premier, la contrainte morale ou chasteté, lui paraît avec raison bien préférable , c'est donc le seul qu'il propose.
Source : Gallica

Auguste Picard Système complet d'assistance publique… (1850)

Ceux qui ne possèdent pas invoquent de leur côté le Droit au travail, et ils ne sont pas moins fondés.
La loi de propriété est aussi ancienne que le monde et durera sans doute autant que lui, car elle parait inhérente à la nature de l'homme. La loi du travail n'a pas une origine moins respectable et constitue également une des conditions d'existence de l'humanité.
Source : Gallica

Auguste Picard Système complet d'assistance publique… (1850)

Depuis l'époque où Malthus écrivait, l'Angleterre a parfaitement prouvé qu'en pareille matière son apprentisage est terminé et nous ne la voyons pas se rebuter aujourd'hui au premier, ni au second , ni au dixième obstacle qu'elle rencontre , lorsqu un plan d'établissement lui paraît utile et bien conçu : pas plus que ne se rebute un vaillant général, entouré d'une vaillante armée, lorsqu'il s'agit de prendre une place qui lui oppose une résistance obstinée , même inattendue. Quand le but est utile et grand, on n'hésite pas à y proportionner les efforts.
Source : Gallica

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