Alfred Mézières

Alfred Mézières

Résumé

Portrait de Alfred Mézières Alfred Mézières La société française : le paysan… (1869)

Si le paysan pèche par excès de prudence, l'ouvrier n'est-il pas en revanche trop hardi et trop enclin aux idées révolutionnaires? Ne croit-il pas encore à la vertu de ces coups de force qui ont tué la liberté dans notre patrie et qui seraient de nos jours un attentat du pays contre lui-même, une révolte du peuple contre le droit du peuple et la souveraineté du suffrage universel? On ne peut nier qu'un certain nombre d'esprits ne conservent encore dans les ateliers le goût de la violence et de l'appel aux armes.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Mézières Alfred Mézières La société française : le paysan… (1869)

L'homme qui cultive la terre ne vit ni ne pense comme l'ouvrier d'une fabrique, et celui-ci à son tour ne ressemble pas tout à fait à l'industriel qui l'emploie. On a détruit les barrières, on ne détruit pas les différences qui naissent de la nature des choses. Rien n'empêche le cultivateur de se faire artisan ni celui-ci de devenir industriel. Mais, en changeant de fonctions et de milieu, tous deux subiront l'influence de leur nouvelle condition. Appelons donc bourgeois tout homme sans prétentions nobiliaires qui, habitant la ville ou la campagne, n'y exerce aucune profession manuelle.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Mézières Alfred Mézières La société française : le paysan… (1869)

Quel préjugé, quelle barrière sociale empêchent l'ouvrier instruit, intelligent, économe, de s'en emparer à son tour et de finir par l'aisance, après avoir commencé par la pauvreté ? L'instruction qui suffit pour s'enrichir n' est-elle point en ce moment à la portée de tous? Ne travaille-t-on pas sans cesse à la répandre et à la fortifier? Quant à l'économie, elle dépend absolument de nous. Il n'y a pas de vertu qui nous soit plus personnelle.
Source : Gallica

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