Résumé

De l'influence des partis sur les affaires publiques… (1831)

Quelle que soit la marche des événemens, elle ne peut pas faire que la très-grande majorité des Français comprennent la révolution comme les exaltés d'un parti quelconque. Si dans une longue marche, faite par une agglomération d'hommes, on voulait en régler la vitesse sur ceux qui iraient le plus vite, le plus grand nombre n'arriverait pas au but, et la force du corps serait détruite. Le devoir du gouvernement est, sans contredit, de se placer entre les événemens qui surviennent et la manière de sentir, de penser et d'agir de la majorité, autrement elle lui retirera sa confiance
Source : Gallica

De l'influence des partis sur les affaires publiques… (1831)

De tous les partis qui se sont formés après la révolution de juillet, le plus redoutable est donc celui des anarchistes : il se compose des plus exaltés des partis les plus opposés, qui s'allient jusqu'à ce que le pouvoir existant soit renversé ; ils comptent bien ensuite, chacun de leur côté, être les plus forts et se défaire des autres partis qui les auront aidés. Dans toutes ces luttes, dans toutes ces scènes de brigandage, ce sera toujours le véritable peuple, ce sera la nation qui paiera les frais.
Source : Gallica

De l'influence des partis sur les affaires publiques… (1831)

On ne conçoit pas qu'il vienne à la pensée d'un homme de bon sens que chacun puisse à son gré considérer comme abrogée telle loi qu'il lui plaît, par le fait seul que la révolution a opéré des changemens dans la gouvernement; c'est cependant ce que nous avons vu, ce que nous voyons encore par les journaux, à quelques tribunes et ailleurs. Si nous étions assez malheureux pour qu'un principe aussi subversif de l'ordre et de l'existence de toute société pût être admis, nous ne pourrions plus prétendre à aucune sécurité.
Source : Gallica

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