Donatien Alphonse François de Sade,
Aline et Valcour
(1795)
“ Qu'il y a-t-il donc de commun entre les moeurs et les opinions ? Eh quoi ! il faut être taxée de libertine parce qu'on ne peut admettre une infinité de fables qui choquent le bous sens ? Ah ! qu'on me permette de le dire, la différence est bien plus grande entre le libertinage et l'impiété, qu'entre ce même libertinage et la superstition ; on se livre à tout quand on est sûre d'être à l'abri du reproche, sous le manteau sacerdotal ; mais celle qui n'aime la vertu que pour la vertu même ; qui ne l'a sert que parce qu'elle enflamme son coeur ”
