Résumé

Victor Delerue Les Libertins, satire par V. Delerue… (1868)

Alors, le vice alors ne trouvant plus d'entraves, De ceux qu'il a vaincus fait ses lâches esclaves, Franchit toute barrière, et d'excès en excès, Du retour aux vertus leur interdit l'accès.
Il ne les quitte plus ! Sa puissance funeste De tous bons sentiments vient enlever le reste Et bientôt disparaît le cachet immortel Que l'homme avec le jour reçut de l'Éternel ; La foi, les mœurs , l'honneur, tout pâlit et s'efface, Sous l'âpre feu des sens en disparaît la trace; Ce feu c'est un brasier qui jamais ne s'éteint, Et tout homme est perdu dès qu'il en est atteint.
Source : Gallica

Victor Delerue Les Libertins, satire par V. Delerue… (1868)

Comme un vampire affreux Suce et boit lentement le sang des malheureux Qu'il étreint de ses bras, qu'il souille de sa bouche, Qu'il tient anéantis sous son regard farouche, Le vice, autre vampire, au moins aussi cruel Que le monstre des nuits, plus affreux, plus réel, Suce et boit, libertins, votre sang goutte à goutte, Et de son triste sceau marquant partout sa route, Il creuse votre joue, et sur vos pâles fronts Imprime avant le temps des sillages profonds
Source : Gallica

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