Victor Delerue, Les Libertins, satire par V. Delerue… (1868)
“ Alors, le vice alors ne trouvant plus d'entraves, De ceux qu'il a vaincus fait ses lâches esclaves, Franchit toute barrière, et d'excès en excès, Du retour aux vertus leur interdit l'accès. Il ne les quitte plus ! Sa puissance funeste De tous bons sentiments vient enlever le reste Et bientôt disparaît le cachet immortel Que l'homme avec le jour reçut de l'Éternel ; La foi, les mœurs , l'honneur, tout pâlit et s'efface, Sous l'âpre feu des sens en disparaît la trace; Ce feu c'est un brasier qui jamais ne s'éteint, Et tout homme est perdu dès qu'il en est atteint. ”
