Duc de Broglie, Revue des Deux Mondes
“ On sourirait, à la vérité, de nos jours d’une politique qui compterait sur la Suède pour tenir la Russie en échec. Mais les peuples, on le sait, vivent de souvenirs et d’imagination presque autant que de réalités : l’impression laissée par le génie de Gustave et un instant réveillée par la témérité de Charles XII n’était pas encore effacée. Eclairée de ce reflet de gloire, la Suède faisait à toute l’Europe une illusion qu’elle partageait elle-même, tandis que la Russie ne possédait pas encore tout le secret de sa propre puissance. ”
