Résumé

Dominique de Barral Étude sur l'histoire diplomatique de l'Europe de 1648 à 1791 (1880)

Il est permis même de se demander si c'était bien avec l'Autriche qu'elle avait eu la guerre; si ce n'était pas une continuation de la longue rivalité avec l'Angleterre, et si l'Autriche n'était pas seulement le soldat continental de l'Angleterre. A coup sûr, l'Autriche elle-même avait, par l'immensité de ses possessions, été dangereuse et redoutable; mais en moins d'un siècle, la France lui avait arraché la Franche-Comté, la Lorraine, l'Artois, la Flandre ; elle lui avait enlevé l'Italie et l'Espagne; elle allait, par un traité, obtenir les Pays-Bas.
Source : Gallica

Dominique de Barral Étude sur l'histoire diplomatique de l'Europe de 1648 à 1791 (1880)

Ainsi donc, au lendemain de la guerre de Sept ans, la Russie pouvait aspirer à un rôle prépondérant dans le monde. C'est elle qui avait décidé l'issue de la guerre en se portant d'un camp à un autre et en adoptant finalement une neutralité qui sauva la Prusse. Catherine sentit la force de sa situation et voulut en profiter pour faire de la Russie la première puissance européenne. Il lui fallait, pour atteindre ce but, agrandir ses États aux dépens de ses plus proches voisins, les Suédois, les Polonais et les Turcs.
Source : Gallica

Dominique de Barral Étude sur l'histoire diplomatique de l'Europe de 1648 à 1791 (1880)

Comparant la conduite de l'Angleterre envers notre pays à celle de Carthage envers Rome, le comte de Broglie, chef de la diplomatie secrète de Louis XV, écrivait avec raison dans un de ses mémoires au Roi : « L'Angleterre a adopté le même principe de ne pas nous laisser relever, de veiller sur nos arsenàux, de guetter nos projets, nos préparatifs, nos moindres mouvements, et de les arrêter tout court par des insinuations hautaines ou des démonstrations menaçantes1. » Aussi le désir de recommencer les hostilités était-il au fond des cœurs, et le Roi y songeait-il plus que personne.
Source : Gallica

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