Ernest Lavisse,
Revue des Deux Mondes
“ I. Frédéric-Guillaume Ier n’a eu qu’un petit nombre d’idées, et si simples que des idées ne le peuvent être davantage : à savoir qu’un roi a besoin d’être fort ; que, pour être fort, il faut qu’il ait une bonne armée; que, pour avoir une bonne armée, il faut qu’il la paie; que, pour la payer, il faut qu’il trouve de l’argent. Il a eu, en outre, une idée rare et originale : il considérait le roi de Prusse comme un être idéal et perpétuel, dont il n’était, lui, Frédéric-Guillaume, que le serviteur : « Je suis, disait-il, le général en chef et le ministre des finances du roi de Prusse. » ”
