Alfred de La Guéronnière

Élements biographiques

Alfred de La Guéronnière L'Homme de Metz. (Suite de "l'Homme de Sedan"… (1870)

Les fascines formées par ces monceaux de cadavres, les débris des villes bombardées et des villages incendiés, ne serviraient qu'à remplir le vide de l'abîme qu'ont formé les abominables hontes de Sedan et de Metz.
Jamais plus grande insulte n'a pu être inventée pour déshonorer un peuple, jamais le blasphème n'a provoqué à ce degré d'audace la colère de Dieu. On dirait que pour recouronner l'auteur de ses désastres, la France, meurtrie, ruinée, flétrie, doit devenir un tombeau, au-dessus duquel, en guise de catafalque, se dresserait, un trône surmonté de deux statues.
Source : Gallica

Alfred de La Guéronnière L'Homme de Sedan par le comte Alfred de La Guéronnière (1870)

Homme de malheur, vous avez perdu un peuple en léguant à l'histoire, à l'instar de ces grands criminels que la justice laisse à la phrénologie, l'emprunt d'un masque nouveau, celui de la fatalité. Vous avez désacré la vérité et la foi humaine. Vivez enfoui sous ce poids de souvenirs, vous n'avez plus qu'à jeter sur ce catafalque sans gloire la courtine des millions que vous avez emportés.
Source : Gallica

Alfred de La Guéronnière Vues politiques historiques, dédiées à M. le Vte de Chateaubriand… (1840)

Nous croyons avoir suffisamment établi que la liberté ne peut s'enter que sur une vieille souche. Un principe nouveau est comme un arbre nouvellement planté que le moindre vent peut jeter par terre. Un principe ancien, c'est l'arbre qui a entré ses racines bien avant dans la terre, et qui se trouve encore debout après les plus violents orages.
Ce principe fut la sauve-garde de la France au milieu des plus violentes tempêtes; il fut aussi la source de sa gloire et de sa grandeur.
Source : Gallica

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