Alfred de La Guéronnière

Résumé

Alfred de La Guéronnière L'Homme de Metz. (Suite de "l'Homme de Sedan"… (1870)

Les fascines formées par ces monceaux de cadavres, les débris des villes bombardées et des villages incendiés, ne serviraient qu'à remplir le vide de l'abîme qu'ont formé les abominables hontes de Sedan et de Metz.
Jamais plus grande insulte n'a pu être inventée pour déshonorer un peuple, jamais le blasphème n'a provoqué à ce degré d'audace la colère de Dieu. On dirait que pour recouronner l'auteur de ses désastres, la France, meurtrie, ruinée, flétrie, doit devenir un tombeau, au-dessus duquel, en guise de catafalque, se dresserait, un trône surmonté de deux statues.
Source : Gallica

Alfred de La Guéronnière L'Homme de Metz. (Suite de "l'Homme de Sedan"… (1871)

Tout ce qui arrive, la chute de Metz, quelle que soit la responsabilité que la fièvre d'une ambition malsaine et coupable reporte sur Bazaine, n'est que la conséquence de la politique de Napoléon III aboutissant à Sedan. La guerre a pour arène toute la France. Dans ce beau pays, qui était comme un foyer d'où la sympathie s'exhalait en brise vivifiante des peuples et de civilisation, aujourd'hui il n'y a qu'une perspective, combattre et mourir.
Source : Gallica

Alfred de La Guéronnière L'Homme de Metz. (Suite de "l'Homme de Sedan"… (1870)

Il y a nécessité absolue sous peine de mort de remettre le mandat législatif et la direction politique à des hommes qui savent, et ont fait preuve de capacité et de dévouement. Trop longtemps le peuple, en se laissant tour à tour aller aux images de la fausse gloire, aux sortilèges des doctrines et programmes décevants, a tout simplement voté sa mort. Il avait son sort dans ses mains. Il n'a pas su discerner le bon grain de l'ivraie, le patriotisme éclairé du charlatanisme de ses empiriques. Il le paie cher.
Source : Gallica

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