Maximilien de Habsbourg

Définition et enjeux

Portrait de Henri Pirenne Henri Pirenne Histoire de l’Europe des invasions au XVIe siècle

Quant aux Habsbourg, qui avec quelque grandeur d’âme auraient pu devenir les sauveurs, au moins les champions de l’Europe, ils ne parvinrent pas à se hausser au-dessus d’une politique avide et tâtillonne. Frédéric III (1440-1493) et Maximilien (1493-1519) restèrent prudemment loin des batailles et n’envisagèrent les événements dont ils étaient incapables de comprendre la portée, que sous le point de vue dynastique, épiant l’occasion de s’approprier les couronnes de Bohême et de Hongrie, but suprême des louches intrigues de leurs ancêtres.
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La France et l'Autriche. Notice historique et politique (1867)

Ses successeurs, jusqu'à Maximilien 1er, inclinèrent plutôt à consolider le pouvoir de la maison de Habsbourg qu'à régulariser par la centralisation les forces de l'empire d'Allemagne. Les plus grandes difficultés qu'eurent à surmonter les empereurs provinrent des entraves qu'apportaient à leur autorité les princes feudataires. Malgré tous ces efforts et des qualités supérieures, Maximilien lui-même ne put venir à bout de ces résistances, encore augmentées par l'esprit de la Réforme.
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J. Bourdeau Revue des Deux Mondes

À la tête de l’empire, le jeune Maximilien se faisait gloire de protéger les artistes et les savans. Une seule contrée de la brillante Allemagne reste étrangère au mouvement général et fait tache, et c’est justement celle où la réforme prendra le plus aisément racine, la Marche de Brandebourg, la Prusse de l’avenir. M. Janssen prend plaisir à noter la grossièreté, la barbarie des habitans, et aussi la fausseté, la perfidie des princes de cette maison, le machiavélisme d’un Albert de Brandebourg, et comme contraste, le désintéressement, la générosité des Habsbourg.
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