Marc Monnier,
Guillaume Tell et les trois Suisses…
“ Jean de Müller n’a qu’un orage, Schiller en a deux ; le poète, plus libre que l’historien, peut tout dire. Il n’a jamais vu les Alpes, ou du moins il ne les a vues que par les yeux de sa femme et de Gœthe, son ami ; mais il les a étudiées de loin, ardemment rêvées ; il les dresse dans les nuages, non-seulement comme un décor de théâtre, mais comme un temple et une forteresse, une acropole de la liberté. Là-haut, pas de servitude ; les bœufs même du Melchthal mugissent et donnent des coups de corne quand on veut les ravir. ”
