Albert Sorel,
Revue des Deux Mondes
“ Mais l’Autriche transigeait et, en Russie, Paul Ier inclinait à la paix, à l’entente, à l’alliance peut-être avec la France. La France n’allait-elle pas, pour en finir, reprendre le dessein de descente qui épouvantait l’Angleterre ? Il suffisait d’une nuit obscure, de vingt-quatre heures de vent d’est pour renouveler l’aventure de Guillaume le Conquérant. Bonaparte sans doute pouvait disparaître. Il n’était, au surplus, qu’un homme ; un homme peut mourir, et il ne manquait point à Londres de chouans de bonne volonté pour solliciter la destinée et devancer la nature. Mais Bonaparte vivait. ”
