Résumé

Le Génie de l'Autriche-Hongrie… (1989)

Rien n'est moins sûr. «J'ai tenté de dresser la France contre la fin d'un monde. Ai-je échoué? D'autres le verront plus tard. Sans doute, assistons-nous à la fin de l'Europe».
Si, en devenant lui-même, de Gaulle incarne la France telle qu'elle a toujours été, François Joseph Ier est, du premier coup pour ainsi dire, l'Autriche-Hongrie dans ce qu'elle a et d'éternel et d'éphémère. Comme le chef de la France libre, il veut régénérer l'esprit et les institutions d'un empire multinational dont il est le maître.
Source : Gallica

Le Génie de l'Autriche-Hongrie… (1989)

Hermann Broch et Robert Musil n'ont pas seulement pour point commun d'être nés tous deux dans l'Empire autrichien durant la même décennie 1880, et d'être deux des plus grands écrivains de ce siècle. Ils nourrissent l'un et l'autre pour la littérature la même très haute ambition; l'un et l'autre, ils veulent faire de l'écriture romanesque un moyen privilégié de connaissance. Et la connaissance, pour l'un comme pour l'autre, n'a rien à voir, faut-il le dire, avec l'érudition, avec une démarche d'ordre simplement intellectuel.
Source : Gallica

Le Génie de l'Autriche-Hongrie… (1989)

L'angoisse vitale, c'est-à-dire le sentiment de panique devant la perte de la vitalité intellectuelle, caractérisait le climat intérieur du sujet dans son existence enfermée dans l'esthétisme. Les beaux esprits, enfants de la bourgeoisie, ont généralement vécu et bien vécu, au sens propre du mot. C'est pourquoi vivre est ici un terme de remplacement pour l'«art» car l'angoisse se rapporte toujours à l'échec d'un essai de production artistique, à la recherche d'un sens et d'une identité, comme on peut le voir d'après des témoignages auto-biographiques et des œuvres poétiques hélas !
Source : Gallica

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