Résumé

Portrait de Charles Benoist Charles Benoist Souvenirs de Charles Benoist, membre de l'Institut… (1932-1934)

Une suspension du régime constitutionnel, à Vienne, aurait en Hongrie le contre-coup le plus fâcheux, puisque l'on y pourrait soutenir qu'il est porté atteinte à l'une des conditions fondamentales du Compromis. Et puis, il y a, chez les Hongrois, ce « sens de l'État », qui est l'un des plus forts, l'un des plus instinctifs, et l'un des plus enracinés qu'il y ait au monde... L'Autriche n'a que les souvenirs de la Monarchie, et que le sens, non pas même de ses Princes, mais de son Prince, de ce vieil Empereur qu'elle traite, par une affection d'habitude, en parent cher et malheureux.
Source : Gallica

Portrait de Charles Benoist Charles Benoist Souvenirs de Charles Benoist, membre de l'Institut… (1932-1934)

Je dis donc, je dis bien : comme citoyens hongrois, si les Croates, si les Roumains, si les Slovaques s'estiment lésés, qu'ils se plaignent; s'ils désirent une plus grande liberté, qu'ils la demandent : nous verrons ce que nous pourrons faire; mais une nationalité croate, ou roumaine, ou slovaque, nous n'en connaissons pas, jamais nous n'en reconnaîtrons. Mon Dieu! les Croates, les Serbes, les Roumains, s'ils sont ou se croient lésés, ont le même droit que nous, qu'ils peuvent faire valoir dans la même limite, dans les mêmes formes, par les mêmes moyens que nous.
Source : Gallica

Portrait de Charles Benoist Charles Benoist Souvenirs de Charles Benoist, membre de l'Institut… (1932-1934)

Le capital, en effet, travaille, et nul exemple ne peut, mieux que celui de l'Espagne, démontrer qu'il est un des facteurs indispensables de la richesse. On en arrive ici au spectacle d'un pays paralysé faute de crédit, sans que ce défaut de crédit provienne d'un défaut d'argent. Mais, si le capital se terre, faut-il en demander la raison à l'histoire? Est-ce la fréquence des révolutions, le peu de sécurité et de stabilité politique ou sociale, qui épouvante l'épargne? Rien n'est plus peureux que le capital, et le paysan craint plus encore pour son argent que pour sa vie.
Source : Gallica

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