Résumé

Louis Eisenmann Le compromis austro-hongrois de 1867… (1904)

En Hongrie, au contraire, l'unité politique se fonde sur la prédominance sociale de la nationalité magyare ; elle est établie et elle fonctionne au profit des Magyars ; elle a donc à son service une véritable force sociale, intéressée à la soutenir, et capable de la défendre victorieusement. L'unité politique, qui n'a jamais été en Autriche qu'une chimère et une apparence, a été, en Hongrie, toujours une réalité.
Cette réalité s'est incarnée dans la Constitution, garantie des privilèges de la nation noble. C'est l'unité de la nation noble qui a fait l'unité de l'État.
Source : Gallica

Louis Eisenmann Le compromis austro-hongrois de 1867… (1904)

S'il faut souffrir, la nation souffrira, pour sauver pour les générations futures la liberté constitutionnelle héritée des ancêtres. Elle souffrira sans découragement, comme nos ancêtres ont pâti et souffert, pour pouvoir défendre les droits du pays ; car ce que nous enlèvent la force et la violence, le temps et des circonstances heureuses peuvent nous le rendre ; mais ce que la nation a sacrifié par peur de la souffrance, la reconquête en est toujours difficile et douteuse. La nation souffrira, dans l'espoir d'un avenir plus beau, et confiante dans la justice de sa cause.
Source : Gallica

Louis Eisenmann Le compromis austro-hongrois de 1867… (1904)

L'union personnelle, ce n'est pas autre chose que la bouderie du centralisme qui a échoué : ce n'est pas en boudant, par le désespoir, avec de l'acide prussique, que l'on fait de bonne politique... Établissez aujourd'hui l'union personnelle, et en face du roi de Hongrie il n'y aura plus d'empereur d'Autriche — peut-être un archiduc d'Autriche, peut-être un roi de Bohême, peut-être un comte de Tirol, mais plus d'empereur d'Autriche. Seule la masse compacte de la moitié occidentale de l'État peut, par sa compacité même, offrir le contrepoids nécessaire à la moitié orientale compacte.
Source : Gallica

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