Acide prussique

Définition et enjeux

Encyclopédie des connaissances utiles… (1832-1837)

“ L'acide prussique, ou mieux hydrocyanique, est formé d'hydrogène et de cyanogène, ou azote carboné. Il est liquide, transparent, très-volatil : son odeur est tellement forte, qu'elle donne immédiatement des maux de tête et des étourdissemens ; mais lorsqu'elle est répandue dans une grande masse d'air, elle est absolument semblable à celle des amandes amères, qui, d'ailleurs, ne doivent leur odeur qu'à l'acide prussique qu'elles contiennent. C'est le plus subtil et le plus violent des poisons connus. ”
Source : Gallica

Portrait de Achille de Jouffroy Achille de Jouffroy,  Dictionnaire des inventions et découvertes anciennes et modernes… (1852-1853)

“ Dans son état de pureté, l'acide prussique est gazeux, il s'enflamme facilement à l'air; il détonne avec du gaz oxygène, brûle d'une flamme bleue jaunâtre mêlée de rouge, et produit de l'eau et de l'alcool. Comme les autres acides il s'unit aux métaux, aux alcalis, aux terres, en formant différents sels, parmi lesquels se trouve le sel acide de fer, connu sous le nom de bleu de Prusse. (Voy.
ce mot.) L'acide prussique est pour les corps vivants le poison le plus pénétrant que l'on connaisse
”
Source : Gallica

Gerardus Johannis Mulder,  Le guide du brasseur, ou l'Art de faire la bière… (1884)

“ Il n'en était pas de même de l'acide formique, de l'acide arsénieux, de l'acide tannique qui ralentissaient seulement l'action : l'acide acétique et l'acide cyanhydrique (acide prussique) ne paraissaient exercer qu'une action retardatrice très peu prononcée.
La transformation de l'amidon était complètement arrêtée par la potasse, la soude et la chaux ; la magnésie, l'ammoniaque et les carbonates de potasse et de soude exercent une
influence beaucoup moins prononcée
”
Source : Gallica

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