Résumé

Claudius Bernard Mémoire sur la question suivante mise au concours par la Société de médecine de Lyon pour l'année 1856… (1856)

Voyant que la salive en contact avec les matières amylacées donnait les mêmes résultats que les ferments, M. Mialhe chercha à découvrir quelle était en elle le principe qui agit comme ferment. Tout le monde sait que si on concasse de l'orge germée, qu'on la dissolve dans de l'eau, on obtiendra par l'alcool un précipité formé par une poudre blanche susceptible d'être recueillie sur un filtre. C'est cette poudre blanche qui a la propriété de faire fermenter la fécule et le sucre, c'est elle qui est le principe actif du levain du pain et de la levure de la bière, c'est elle qui est le ferment.
Source : Gallica

Claudius Bernard Mémoire sur la question suivante mise au concours par la Société de médecine de Lyon pour l'année 1856… (1856)

Déjà nous pourrons dire à première vue que le pyrosis, constitué par un excès de suc gastrique, que l'état saburral léger, constitué par un excès de mucus , et qu'il ne
faut pas confondre avec l'embarras gastrique, doivent être détachés du genre gastralgie, pour rentrer dans le genre nouveau des dyspepsies. L'observation clinique, aidée par les découvertes physiologiques récentes, ne tardera pas , il faut en avoir l'espérance , à compléter cette liste de variétés morbides, en tête de laquelle
nous pourrons écrire , dès à présent, ces noms : Pyrosis , état saburral, dyspepsie pancréatique.
Source : Gallica

Claudius Bernard Mémoire sur la question suivante mise au concours par la Société de médecine de Lyon pour l'année 1856… (1856)

Il y a trois âges dans l'histoire de la médecine : l'âge des symptômes, c'était l'ère des nosologistes ; l'âge des lésions anatomopathologiques , c'est l'ère que nous venons de traverser, l'ère des organicistes ; l'âge des aberrations physiologiques, ce sera l'ère qui commence à poindre. En effet, pour exercer la médecine avec succès, il ne suffit pas de connaître les symptômes, il ne suffit pas de rattacher les symptômes aux lésions, organiques comme nous savons le faire aujourd'hui, il faut encore connaître le mécanisme de la production de ces lésions organiques.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature