Bile

Définition et enjeux

Étienne Frédéric Bouisson,  De la bile, de ses variétés physiologiques… (1843)

“ Pour nos prédécesseurs, la bile était une humeur susceptible de se dépraver, de se corrompre, d'imprimer un caractère fâcheux à certaines maladies, et d'en déterminer quelques-unes par son abondance, son âcreté, sa résorption et sa métastase. Pour les modernes, son rôle pathogénique est devenu une chimère; on n'a vu que des maladies du foie ou une irradiation d'une phlegmasie fixée sur les intestins ou l'estomac, et la production de la bile n'a
plus été que la conséquence naturelle et sans portée d'une irritation exagérée des organes qui la préparent.
”
Source : Gallica

Jean-François Dancel,  Les formes du corps humain corrigées… (1865)

“ Comment expliquer alors que l'homme à tempérament bilieux, qui est censé faire beaucoup de bile, digère si mal, ait besoin de tant de précautions pour son alimentation, lorsqu'on sait que la bile aide la digestion; que les animaux qui, comme le brochet, ont l'appareil biliaire très-près de l'estomac, digèrent rapidement; comment peut-il être incommodé sans cesse par la constipation ? On ne peut pas dire qu'il fait beaucoup de bile, mais qu'elle est résorbée dans l'organisme, car dans ce cas on n'aurait plus affaire à un état physiologique, mais à une maladie, à une jaunisse. ”
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé,  Histoire d'une bouchée de pain (1861)

“ La bile ne fait pas long séjour dans les petites cellules.
Elle s'échappe de son côté par des canaux semblables à
ceux qui emportent le sang, sa toilette une fois faite, et se réunissant comme eux les uns aux autres. Le tout vient aboutir à un seul canal communiquant avec une petite poche, placée tout contre le foie, où la bile s'accumule, comme en provision, entre les digestions, pour couler ensuite plus abondamment dans le duodénum, quand il a besoin d'elle.
”
Source : Gallica

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