Jean Macé

Élements biographiques

Portrait de Jean Macé Jean Macé Les serviteurs de l'estomac : pour faire suite à l'Histoire d'une bouchée de pain (1875)

Ces chairs pierreuses, ces pierres vivantes font au milieu de nos organes un monde à part, qui reste en quelque sorte étranger aux agitations, aux tressaillements, à tout le mouvement de la vie générale. Tout se tient dans notre corps, tout languit ou prospère en même temps. Nos organes sont une société de bons amis qui s'affligent et se réjouissent ensemble. Seuls les os demeurent impassibles quand tout s'émeut autour d'eux, comme ces malheureux enfants au cœur de pierre qui ne s'inquiètent jamais de ce qui arrive à leurs camarades.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Théâtre du Petit Château (1862)

LE BARON.
Ton enfant! Fritz, mon cher, ceci passe toutes les bornes. L'auguste princesse, dont tu ne devrais prononcer le nom qu'avec une respectueuse déférence, n'est pas ton enfant. Je t'invite formellement à ne pas l'oublier. C'est qu'en vérité on ne respecte plus rien. Voilà un gaillard qui s'asseoit sans façon sur les marches du trône, son plumeau à la main. Si l'on joue ainsi avec les princes, que fera-t-on des ministres? Il n'y aura bientôt plus moyen de gouverner.
FRITZ.
Ce n'est pourtant pas ma faute si je l'aime comme mon enfant! On ne pourra pas m'ôter cela du cœur.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Voyage dans les mondes ; les Soirées de ma tante Rosy (18..)

Nous nous diminuons à mesure, mon petit Jean. De ce monde effrayant des nébuleuses, nous sommes descendus dans la nôtre, la Voie lactée, une simple unité perdue dans la foule; de la Voie lactée, dans notre monde solaire, qui y tient si peu de place. Nous voilà revenus à notre vrai monde, le monde terrestre, qui tient si peu de place, à son tour, dans le cortège du Soleil jaune, notre seigneur et maître.
Source : Gallica

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