Résumé

Portrait de Jean Macé Jean Macé Histoire d'une bouchée de pain… (1866)

Ainsi la main est l'outil qui nous sert à saisir les objets, organe; l'œil est l'instrument de la vue, organe; le cœur est la machine qui fait circuler le sang, organe ; le foie fabrique la bile, organe; les os sont la charpente qui supporte le poids du corps, organes ; les muscles sont la force qui les met en mouvement, organes ; la peau est la cuirasse qui les protège, organe : tout est organe en nous. S'il y avait un coin de notre corps qui ne fût pas un organe, il ne nous servirait à rien, et nous ne l'aurions pas reçu, parce que Dieu ne fait rien d'inutile.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Histoire d'une bouchée de pain… (1866)

C'est le feu sacré de la Vestale romaine qu'elle devait alimenter jour et nuit, sous peine de mort s'il venait à s'éteindre. Or, pour alimenter le feu sacré de la vie, s'il faut que le sang rencontre partout de l'hydrogène et du charbon en disponibilité, c'est-à-dire prêts à se marier avec l'oxygène, il faut aussi nécessairement qu'il apporte partout avec lui de l'oxygène. Sans mari, point de mariage, cela va sans dire : partant, point de feu. L'oxygène est donc son talisman pour se faire obéir des organes. Sans oxygène, c'est un commandeur d'esclaves sans son fouet: on se moque de ses ordres.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Histoire d'une bouchée de pain… (1866)

Mais celui qui a fourni sa part, si petite qu'elle soit, à la vie commune de l'humanité; celui qui a enrichi d'une découverte, d'un procédé utile, d'un bon exemple, d'une idée juste, ce patrimoine universel que les hommes se repassent les uns aux autres de génération en génération ; celui qui a mis la main au triomphe d'une vérité, frappé sur une injustice, éteint une haine, allumé dans une âme le feu sacré de l'étude et de l'honneur, celui-là ne sort pas ainsi du monde, qui a reçu quelque chose de lui.
Source : Gallica

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