Résumé

Portrait de Louis Figuier Louis Figuier Connais-toi toi-même. Notions de physiologie à l'usage de la jeunesse et des gens du monde… (1886)

Le même sang revient ensuite au cœur, par les veines. Reproduisant la belle image d'Aristote, il compare le sang à l'eau qui circule éternellement entre le ciel et la terre.
« L'eau, dit Harvey, tombe sous la forme de pluie, pour féconder la terre, puis les rayons du soleil la ramènent dans l'atmosphère sous forme de vapeur; elle s'y condense, et elle retombe de nouveau. De même le sang, chassé par le cœur dans les artères, porte partout la chaleur et la vie ; puis, vicié et refroidi, il retourne vers le cœur, qui le renvoie de nouveau vers les organes d'où il était parti. »
Source : Gallica

Portrait de Louis Figuier Louis Figuier Connais-toi toi-même. Notions de physiologie à l'usage de la jeunesse et des gens du monde… (1886)

De même que la chambre obscure nous donne l'idée de l'œil, un instrument de musique, le piano ou la harpe, nous représenterait l'oreille, et l'on pourrait suivre ainsi l'onde sonore et l'onde lumineuse, jusqu'au moment où elles viennent frapper l'encéphale, c'est-à-dire jusqu'au moment où tout devient mystère et se perd dans l'inaccessible abîme de la sensation et de la vie.
Source : Gallica

Portrait de Louis Figuier Louis Figuier Connais-toi toi-même. Notions de physiologie à l'usage de la jeunesse et des gens du monde… (1886)

Aucun instrument n'égale la pureté, le charme, la douceur des sons de la voix humaine, tantôt graves et tantôt pénétrants, tantôt éclatants et tantôt veloutés. Aucun ne peut, au même degré, exciter en nous les sentiments de la mélancolie, du bonheur, de l'ivresse, de l'extase. Aucun ne peut réveiller au même dégré les souvenirs, les impressions, les vagues rêveries, qui nous arrachent au sentiment des pénibles réalités de l'existence. Si les instruments de nos orchestres sont le chefd'œuvre de l'art, la voix humaine est le prodige de la nature.
Source : Gallica

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